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Le
prosélytisme est quelques
fois le seul recours, l'ultime provocation
contre un état borgne...
Aussi vrai que c'est la prohibition
qui booste le marché des
drogues, elle entraîne aussi
un effet de renforcement des cultures
sacrifiées.
La culture du cannabis, "cannabinophilie"
plutôt que cannabiculture
(souvent les deux !), est devenue
un sujet de rapprochement pour bon
nombre de français. Le prosélytisme
cannabique d'aujourd'hui est une
blague plutôt qu'un danger
: à qui ces bataillons de
cultivateurs amateurs de tranquillité
et de musique font-ils peur ? Armés
de papier à rouler, de plantes
vertes et de patience sont-ils vraiment
les pires exemples pour la jeunesse
?
Comme
le répètent souvent
les copains du CIRC, ni prosélytisme
ni publicité pour le cannabis
qui n'en a pas besoin ! Mais comment
défendre la cause cannabique
sans faire de prosélytisme
quand les lois qui répriment
l'usage des drogues répriment
la libre information qu'elles considèrent
comme une "promotion à
l'usage" ?!
Des jeux de lignes blanches et jaunes.
Toute information est subversive
de fait et son auteur prend des
risques. Alors soyons prosélytes
de justice et de vérité
: interpellons nos représentants
et réclamons notre droit
à une information libérée
des partialités idéologiques.
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